Deuxième et Troisième semaines à Denver... (la suite des mes aventures lol)
Soumis par Thomas Véron le dim, 21/09/2008 - 05:10
... Voici la suite de mes aventures !!!
(Avec un peu de retard, excusez-moi !).
Il s'est passé tant de choses durant ces deux premières semaines de cours à Denver !
I. Ce fut d’abord le début des cours, et de tout ce qui va avec !
J’ai décidé de prendre un cours sur l’histoire de la Chine, un cours sur la politique étrangère contemporaine des États-Unis, un cours sur l’élection présidentielle 2008, et un cours d’allemand.
Les quatre cours sont passionnants.
Le cours sur l’histoire de la Chine est particulièrement intéressant car nous connaissons peu la Chine. En fait, il est amusant de voir que la connaissance du monde des Européens s’arrête souvent au monde Européen et plus globalement occidental, ce qui nous rend finalement assez similaire aux Américains dont le savoir a quelquefois tendance à s’arrêter à leur frontière. En fait, la différence et que, l’Europe étant composée d’une multitude de pays, on a l’impression d’avoir de grandes connaissances historiques, alors que on ne connaît pas grand-chose de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique ante-coloniale, bref, du monde non-Européen… Ce cours sur la Chine va, je l’espère, combler cette grosse lacune. Et je peux déjà dire qu’il me conduit à relativiser mon jugement sur ce pays, qui a une conception des rapports sociaux et de l’État radicalement différente de la notre.
Le cours sur la politique étrangère des États-Unis est très intéressant dans la mesure où il me permet de mieux comprendre comment les Américains se voient et voient le monde. George W. Bush, qui est si haï en Europe, ne l’est pas d’une manière aussi viscérale ici par exemple. Leur vision du monde est aussi très différente. Très centrée sur eux-mêmes et pétrie de la conviction de la suprématie de leur modèle. On comprend aussi que la politique étrangère de George W. Bush n’est pas si différente de la politique traditionnelle des États-Unis. Finalement, le professeur en a conclu qu'il ne s’agissait que d’une différence de communication. George Bush aurait avant tout été un très mauvais communiquant et n'aurait ni su s'entourer ni imposer son leadership. (Les mots "Vielle Europe" de Rumsfeld, son Secretaire à la Défense durant son premier mandat ont été particulièrement dévastateurs et illustrent cela). Tout cela me renforce dans l’idée qu’il faut une Europe plus forte pour pouvoir peser face aux Américains. (Cela aurait aussi tendance à me rendre fier d’être Européen et d’avoir une vision du monde plus ouverte. Mais, comme je l’ai dit précédemment, je me rends petit à petit compte que l’Europe, si elle a certes une vision du monde moins naïve que certains américains (forte de sa position de challenger), a toutefois le gros défaut de se regarder trop souvent le nombril et de ne pas toujours dépasser sa propre vision. Bref, attention à ne pas s’exonérer d’ouvrir plus grande encore notre vision du monde sous le prétexte que notre vision est plus ouverte que celles des États-Unis… Comme le disais Hegel, "c'est sur le théâtre de l'histoire universelle que l'esprit atteint sa réalité la plus concrète".)
Le cours d’Allemand est un cours intéressant puisque c’est un cours de business en Allemand. Bref, j’apprends pas mal de vocabulaire allemand sur le business, et ce n'est donc pas mal du tout.
Le cours sur l’élection présidentielle est peut être celui qui, pour l’instant, me déçoit le plus car il est très technique. (Comment marche une campagne, etc etc…). Enfin il a au moins le mérite de me faire chaque jour comprendre un peu plus que le système électoral Français est bien plus simple.
II. En plus des cours, ces deux semaines m’ont permis de mieux me familiariser aves les États-Unis, et je vais me permettre de formuler mes premières critiques aux USA (lol). (Je ne serais pas Français si je ne critiquais pas). ;)
Je voudrais critiquer le gaspillage des Américains. Il semble en effet que nos amis outre-Atlantique ne connaissent pas le sens du mot « économie d’énergie ». Quelques exemples : les lumières du couloir restent allumés en permanence (même la nuit), les télés de la cafétéria restent allumées quand celle-ci est fermée… la piscine semble être allumée en permanence également (je suis passé devant à 23 heures et elle brillait de milles feux, alors que personne n’y nageait évidemment)… Il semble en fait que tous les bâtiments restent allumés en permanence (y a-t-il un bouton off ?). Les salles du bâtiment où j’ai mes cours sont par exemple toujours allumées à minuit (je ne sais pas s’il y a encore des gens à l’intérieur, mais bon…). Les sacs plastiques sont ici monnaie courante, tout comme les serviettes papiers qui sont utilisées pour laver les tables de la cafétaria… Enfin bref, je pourrai citer mille autres exemples comme ceux-là qui prouvent que les États-Unis gâchent beaucoup d’énergie. Ainsi, une réduction des gaz à effet de serres doit-elle d’abord passer par une prise de conscience.
Ah... Et je terminerai ce petit billet par une anecdote.
Le week-end dernier, nous avons eu une alerte incendie. Rien de bien grave me direz-vous. Et c'est vrai qu'a priori, ça ne mériterait qu'une ligne dans ce blog. Mais les États-Unis sont différents de l'Europe. Les standards ne sont pas les mêmes. Les distances se comptent en miles et non en kilomètres, les prises électriques n'ont pas la même forme. Et de même, les standards d'incendie sont différents. Ainsi, ici le dispositif d’alarme incendie est-il doté d’une alarme, de flashs (je ne sais pas si c’est destiné aux sourds ?), et surtout de robinets qui envoient de l’eau partout. Vous devinez donc tout le problème si jamais l’alarme se déclenche. Car en plus de vous obliger à sortir et à attendre deux heures dans le froid de la nuit, les robinets se mettent en route et arrosent toute votre chambre, vos affaires (ordinateur compris)… Bref, votre chambre se transforme en une véritable baignoire. Mais, me direz-vous, le déclenchement de l’alarme doit être exceptionnel. Détrompez-vous ! Le système se déclenche si vous appuyez sur un bouton « fire », ou s’il y a de la fumée (rien de bien exceptionnel pour l’instant), ou si le bouchon du robinet saute. Celui-ci doit théoriquement sauter s’il atteint une température de 100°C. Et il est très fragile… Et vendredi dernier, donc, un étudiant tout fraîchement arrivé dans sa chambre du troisième étage de la tour où j’habite a eu la malencontreuse idée d’accrocher un cintre sur ledit robinet… Les 3ème et 4ème étages ont été complètement inondés. (Heureusement pour moi, il ne s’agissait pas de mon étage !). Mais j’ai appris ensuite que cela arrivait trois fois par an en moyenne… Donc désormais, je mettrai à l’abri mon ordinateur avant de quitter ma chambre. (Ah et PS : il s'est déversé l'équivalent d'une baignoire remplie d'eau par minute et les robinets ont du marcher au moins une bonne heure...Faites le calcul) !
A très vite !
Thomas.
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